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A Quoi Ça Sert L'Amour C'est Un Gars Cri Du Coeur Et Moi Exodus Hymne à L'Amour Je Ne Regrette Rien Jezebel La Foule | La Vie En Rose Les Amants De Paris Les Feuilles Mortes Les Trois Cloches Milord Padam... Padam... Paris Polichinelle Tu Es Partout |
| » A Quoi Ça Sert L'Amour « |
A quoi ça sert, l'amour ?
On raconte toujours
Des histoires insensées
A quoi ça sert d'aimer ?
L'amour ne s'explique pas !
C'est une chose comme ça !
Qui vient on ne sait d'où
Et vous prend tout à coup.
Moi, j'ai entendu dire
Que l'amour fait souffrir,
Que l'amour fait pleurer,
A quoi ça sert d'aimer ?
L'amour, ça sert à quoi ?
A nous donner d'la joie
Avec des larmes aux yeux…
C'est triste et merveilleux !
Pourtant on dit souvent
Que l'amour est décevant
Qu'il y a un sur deux
Qui n'est jamais heureux…
Même quand on l'a perdu
L'amour qu'on a connu
Vous laisse un gout de miel -
L'amour c'est éternel !
Tout ça c'est très joli,
Mais quand tout est fini
Il ne vous reste rien
Qu'un immense chagrin…
Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant
Demain, sera pour toi
Un souvenir de joie !
En somme, si j'ai compris,
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins,
On a vécu pour rien ?
Mais oui! Regarde-moi !
A chaque fois j'y crois !
Et j'y croirait toujours…
Ça sert à ça l'amour !
Mais toi, tu es le dernier !
Mais toi' tu es le premier !
Avant toi y avait rien
Avec toi je suis bien !
C'est toi que je voulais !
C'est toi qu'il me fallait !
Toi que j'aimerais toujours…
Ça sert à ça l'amour ! |
| » C'est Un Gars « |
Sous mes pieds mes semelles se dérobent
On voit le jour à travers ma robe
Mon corsage est tout rapiécé
Et mes effets très fatigués
Qu'import ce qu'on dit à la ronde
Je me fous du reste du monde
Car depuis hier je suis aimée
C'est fou ce qui m'est arrivé
C'est un gars qu'est entré dans ma vie
C'est un gars qui m'a dit des folies
Tu es jolie, tu es jolie
On me l'avait jamais dit
C'est un gars qui rassemblait à un ange
C'est un gars qui parlait comme les anges
Tu es jolie, tu es jolie
J'en suis tout étourdie
Mon Dieu, je ne suis plus la même
Quand il me murmure, "Je t'aime!"
Je trouve ça si merveilleux
Qu'il y a des larmes dans mes yeux
C'est beau l'amour qui se promène
Quand un beau gars en tient la chaîne
On voudrait rester prisonnier
Rien qu'pour contempler son geôlier
C'est un gars qu'est entré dans ma vie
C'est un gars qui m'a dit des folies
Tu es jolie, tu es jolie
On m'l'avait jamais dit
C'est un gars qui rassemblait à un ange
C'est un gars qui parlait comme les anges
Tu es jolie, tu es jolie
J'en suis tout étourdie
C'est merveilleux en moi la vie bourdonne
L'amour jaillit dès que je m'abandonne
Et quand il m'a soûlée
De mots et de baisers
Et qu'il sourit, c'est drôle
Je mords dans son épaule
C'est un gars qu'est entré dans ma vie
C'est un gars qui m'a dit des folies
Tu es jolie, tu es jolie
Veux-tu de moi pour la vie
Oui! |
| » Cri Du Coeur « |
C'est pas seulement ma voix qui chante.
C'est l'autre voix, une foule de voix,
Voix d'aujourd'hui ou d'autrefois,
Des voix marrantes, ensoleillées,
Désespérées, émerveillées,
Voix déchirantes et brisées,
Voix souriantes et affolées,
Folles de douleur et de gaieté.
C'est la voix d'un chagrin tout neuf,
La voix de l'amour mort ou vif,
La voix d'un pauvre fugitif,
La voix d'un noyé qui fait plouf.
C'est la voix d'une enfant qu'on gifle,
C'est la voix d'un oiseau craintif,
La voix d'un moineau mort de froid
Sur le pavé d' la rue d' la joie...
Et toujours, toujours, quand je chante,
Cet oiseau-là chante avec moi.
Toujours, toujours, encore vivante,
Sa pauvre voix tremble pour moi.
Si je disais tout ce qu'il chante,
Tout c'que j'ai vu et tout c'que j'sais,
J'en dirais trop et pas assez
Et tout ça, je veux l'oublier.
D'autres voix chantent un vieux refrain.
C'est leur souvenir, c'est plus le mien.
Je n'ai plus qu'un seul cri du cœur :
"J'aime pas l'malheur ! J'aime pas l'malheur !"
Et le malheur me le rend bien
Mais je l' connais, il m' fait plus peur.
Il dit qu'on est mariés ensemble.
Même si c'est vrai, je n'en crois rien.
Sans pitié, j'écrase mes larmes.
Je leur fais pas d'publicité.
Si on tirait l'signal d'alarme
Pour des chagrins particuliers,
Jamais les trains n'pourraient rouler
Et je regarde le paysage.
Si par hasard, il est trop laid,
J'attends qu'il se refasse une beauté
Et les douaniers du désespoir
Peuvent bien éventrer mes bagages,
Me palper et me questionner,
J'ai jamais rien à déclarer.
L'amour, comme moi, part en voyage.
Un jour je le rencontrerai.
A peine j'aurai vu son visage,
Tout de suite je le reconnaîtrai... |
| » Et Moi « |
Je ne savais pas prier
Je n'avais pas la manière
Si quelquefois je l'ai fait
C'était lorsque j'avais faim
Maintenant chaque matin
Je fais la même prière
Donnez-moi aujourd'hui
Son amour quotidien
Les arbres ne peuvent pas vivre sans la pluie
Les fleurs ne peuvent pas éclore dans la nuit
Sans eau les poissons d'or ne respiraient plus
Et moi… sans toi je suis perdue…
Sans brise le voilier
ne pourrait jamais avancer
Sans la musique
personne ne pourrait plus dancer
Sans le soleil les oiseaux ne chanteraient plus
Et moi… sans toi je suis perdue…
Je n'ai ni foi ni loi
Quand tu es loin de moi
Tout est sombre et sans joie
Sans toi…
Sans toi, tout semble amer
La terre est un enfer
Tu m'es plus nécessaire
que l'air…
Les blés pour se dorer ont besoin de lumière
Dieu pour être adoré a besoin de mystère
Le coeur des hommes sans amour
ne battrait plus
Et moi… sans toi je suis perdue…
Le coeur des hommes
sans amour ne battrait plus
Et moi… sans toi je suis perdue… |
| » Exodus « |
Ils sont partis dans un soleil d'hiver
Ils sont partis courir la mer
Pour éffacer la peur
Pour écraser la peur
Que la vie a clouée au fond du cœur
Ils sont partis en croyant aux moissons
Du vieux pays de leurs chansons
Le cœur chantant d'éspoir
Le cœur hurlant d'éspoir
Ils ont repris le chemin de leur mémoire
Ils ont pleuré les larmes de la mer
Ils ont versé tant de prières :
"Délivrez-nous, nos frères !
Délivrez-nous, nos frères !"
Que leurs frères les ont tirés vers la lumière
Ils sont là-bas dans un pays nouveau
Qui flotte au mât de leur bateau
Le cœur brisé d'amour
Le cœur perdu d'amour
Ils ont retrouvé la terre de l'amour. |
| » Hymne à L'Amour « |
Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer,
Et la terre peut bien s'écrouler,
Peu m'importe si tu m'aimes,
Je me fous du monde entier.
Tant qu' l'amour innondera mes matins,
Tant qu'mon corps frémira sous tes mains,
Peu m'importent les problèmes,
Mon amour, puisque tu m'aimes.
J'irais jusqu'au bout du monde,
Je me ferais teindre en blonde,
Si tu me le demandais.
J'irais décrocher la lune,
J'irais voler la fortune,
Si tu me le demandais.
Je renierais ma patrie,
Je renierais mes amis,
Si tu me le demandais.
On peut bien rire de moi,
Je ferais n'importe quoi,
Si tu me le demandais.
Si un jour, la vie t'arrache à moi,
Si tu meurs, que tu sois loin de moi,
Peu m'importe si tu m'aimes,
Car moi je mourrais aussi.
Nous aurons pour nous l'éternité,
Dans le bleu de toute l'immensité,
Dans le ciel, plus de problème,
Mon amour, crois-tu qu'on s'aime?
Dieu réunit ceux qui s'aiment. |
| » Je Ne Regrette Rien « |
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal
Tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C'est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé
Avec mes souvenirs
J'ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
Balayés mes amours
Avec leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal
Tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Car ma vie
Car mes joies
Aujourd'hui
Ça commence avec toi... |
| » Jezebel « |
Jezebel... Jezebel...
Ce démon qui brûlait mon cœur
Cet ange qui séchait mes pleurs
C'était toi, Jezebel, c'était toi.
Ces larmes transpercées de joie,
Jezebel, c'était toi... Jezebel, c'était toi...
Mais l'amour s'est anéanti.
Tout s'est écroulé sur ma vie,
Écrasant, piétinant, emportant mon cœur,
Jezebel... Mais pour toi,
Je ferais le tour de la terre,
J'irais jusqu'au fond des enfers.
Où es-tu ? Jezebel, où es-tu ?
Les souvenirs que l'on croit fanés
Sont des êtres vivants
Avec des yeux de morts vibrants encore de passé
Mais mon cœur est crevé d'obsession.
Il bat en répétant
Tout au fond de moi-même
Ce mot que j'aime,
Ton nom...
Jezebel... Jezebel...
Mais l'amour s'est anéanti.
Tout s'est écroulé sur ma vie,
Écrasant, piétinant, emportant mon cœur
Jezebel... Mais pour toi,
Je ferais le tour de la terre,
J'irais jusqu'au fond des enfers
En criant sans répit,
Jour et nuit,
Jezebel... Jezebel...
JEZEBEL... |
| » La Foule « |
Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...
Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.
Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...
Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...
Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...
Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé... |
| » La Vie En Rose « |
Des yeux qui font baisser les miens,
Un rire qui se perd sur sa bouche,
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens
Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose.
Il me dit des mots d'amour,
Des mots de tous les jours,
Et ça me fait quelque chose.
Il est entré dans mon coeur
Une part de bonheur
Dont je connais la cause.
C'est lui pour moi. Moi pour lui
Dans la vie,
Il me l'a dit, l'a juré pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat
Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis les chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir.
Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas,
Je vois la vie en rose.
Il me dit des mots d'amour,
Des mots de tous les jours,
Et ça me fait quelque chose.
Il est entré dans mon coeur
Une part de bonheur
Dont je connais la cause.
C'est toi pour moi. Moi pour toi
Dans la vie,
Il me l'a dit, l'a juré pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat |
| » Les Amants De Paris « |
Les amants de Paris couchent sur ma chanson
A Paris, les amants s'aiment à leur façon.
Les refrains que je leur dis,
C'est plus beau que les beaux jours.
Ça fait des tas d'printemps
et l'printemps fait l'amour.
Mon couplet s'est perdu
Sur les bords d'un jardin.
On ne me l'a jamais rendu
Et pourtant, je sais bien
Que les amants de Paris
m'ont volé mes chansons.
A Paris, les amants ont de drôles de façons...
Les amants de Paris se font à Robinson
Quand on marque des points
à coups d'accordéon.
Les amants de Paris vont changer de saison
En traînant par la main
mon p'tit brin de chanson.
'y a plein d'or, plein de lilas
Et des yeux pour les voir.
D'habitude c'est comme ça
Que commencement les histoires.
Les amants de Paris se font à Robinson.
A Paris, les amants ont de drôles de façons.
J'ai la chaîne d'amour
au bout de mes deux mains.
'y a des millions d'amants
et je n'ai qu'un refrain.
On y voit tout autour
les gars du monde entier
Qui donneraient bien l'printemps
pour venir s'aligner.
Pour eux c'est pas beaucoup
Car des beaux mois de mai,
J'en ai collé partout
Dans leurs calendriers...
Les amants de Paris ont usé mes chansons.
A Paris, les amants s'aiment à leur façon.
...
Donnez-moi des chansons
Pour qu'on s'aime à Paris... |
| » Les Feuilles Mortes « |
Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
des jours heureux où nour étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle...
Tu vois je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs et les regrets aussi
et le vent du nord les emporte
dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois je n'ai pas oublié
la chanson que tu me chantais
C'est une chanson qui nous ressemble
Toi tu m'aimais
et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
toi qui m'aimais
et que j'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
tout doucement
sans faire de bruit
et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis...
Mais mon amour silencieux et fidèle
sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant tu étais si jolie
Comment veux-tu que je t'oublie
En ce temps-là la vie était plus belle
et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Tu étais ma plus douce amie...
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
toujours toujours je l'entendrai
C'est une chanson qui nous ressemble
Toi tu m'aimais
et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
toi qui m'aimais
et que j'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
tout doucement
sans faire de bruit
et la mer efface sur le sable
les pas des amants désunis |
| » Les Trois Cloches « |
Village au fond de la vallée
Comme égaré, presqu'ignoré
Voici qu'en la nuit étoilée
Un nouveau-né nous est donné
Jean-François Nicot il se nomme
Il est joufflu, tendre et rosé
À l'église, beau petit homme,
Demain tu seras baptisé...
Une cloche sonne, sonne
Sa voix d'écho en écho
Dit au monde qui s'étonne:
"C'est pour Jean-François Nicot"
C'est pour accueillir une âme
Une fleur qui s'ouvre au jour
A peine, à peine une flamme
Encore faible qui réclame
Protection, tendresse, amour...
Village au fond de la vallée
Loin des chemins, loin des humains
Voici qu'après dix-neuf années
Coeur en émoi, le Jean-François
Prend pour femme la douce Élise
Blanche comme fleur de pommier
Devant Dieu, dans la vieille église
Ce jour il se sont mariés...
Toutes les cloches sonnent, sonnent
Leurs voix d'écho en écho
Merveilleusement couronnent
La noce à François Nicot
"Un seul coeur, une seule âme",
Dit le prêtre, "et pour toujours
Soyez une pure flamme
Qui s'élève et qui proclame
La grandeur de votre amour."
Village au fond de la vallée
Des jours, des nuits, le temps a fui
Voici qu'en la nuit étoilée
Un coeur s'endort, François est mort...
Car toute chair est comme l'herbe
Elle est comme la fleur des champs
Épis, fruits mûrs, bouquets et gerbes,
Hélas tout va se dessèchant...
Une cloche sonne, sonne
Elle chante dans le vent
Obsédante et monotone
Elle redit aux vivants:
"Ne tremblez pas coeurs fidèles
Dieu vous fera signe un jour!
Vous trouverez sous Son aile
Avec la vie éternelle -
L'éternité de l'amour..." |
| » Milord « |
Allez, venez, Milord!
Vous asseoir à ma table;
Il fait si froid, dehors,
Ici c'est confortable.
Laissez-vous faire, Milord
Et prenez bien vos aises,
Vos peines sur mon coeur
Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais, Milord,
Vous n'm'avez jamais vue
Je ne suis qu'une fille du port,
Qu'une ombre de la rue...
Pourtant j'vous ai frôlé
Quand vous passiez hier,
Vous n'étiez pas peu fier,
Dame! Le ciel vous comblait:
Votre foulard de soie
Flottant sur vos épaules,
Vous aviez le beau rôle,
On aurait dit le roi...
Vous marchiez en vainqueur
Au bras d'une demoiselle
Mon Dieu!... Qu'elle était belle...
J'en ai froid dans le coeur...
Allez, venez, Milord!
Vous asseoir à ma table;
Il fait si froid, dehors,
Ici c'est confortable.
Laissez-vous faire, Milord,
Et prenez bien vos aises,
Vos peines sur mon coeur
Et vos pieds sur une chaise
Je vous connais, Milord,
Vous n'm'avez jamais vue
Je ne suis qu'une fille du port
Qu'une ombre de la rue...
Dire qu'il suffit parfois
Qu'il y ait un navire
Pour que tout se déchire
Quand le navire s'en va...
Il emmenait avec lui
La douce aux yeux si tendres
Qui n'a pas su comprendre
Qu'elle brisait votre vie
L'amour, ça fait pleurer
Comme quoi l'existence
Ça vous donne toutes les chances
Pour les reprendre après...
Allez, venez, Milord!
Vous avez l'air d'un môme!
Laissez-vous faire, Milord,
Venez dans mon royaume:
Je soigne les remords,
Je chante la romance,
Je chante les milords
Qui n'ont pas eu de chance!
Regardez-moi, Milord,
Vous n'm'avez jamais vue...
...Mais... vous pleurez, Milord?
Ça... j'l'aurais jamais cru!...
Eh ben, voyons, Milord!
Souriez-moi, Milord!
...Mieux qu' ça! Un petit effort...
Voilà, c'est ça!
Allez, riez, Milord!
Allez, chantez, Milord!
La-la-la...
Mais oui, dansez, Milord!
La-la-la... Bravo Milord!
La-la-la... Encore Milord!... La-la-la... |
| » Padam... Padam... « |
Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra folle
Cent fois j'ai voulu dire pourquoi
Mais il m'a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix couvre ma voix
Padam...padam...padam...
Il arrive en courant derrière moi
Padam...padam...padam...
Il me fait le coup du souviens-toi
Padam...padam...padam...
C'est un air qui me montre du doigt
Et je traîne après moi comme un drôle d'erreur
Cet air qui sait tout par cœur
Il dit: "Rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c'est ton tour
'y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras...
" Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s'entrebattre des gestes
Toute la comédie des amours
Sur cet air qui va toujours
Padam...padam...padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam...padam...padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam...padam...padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue
Sur l'air qui m'a reconnue
...
Écoutez le chahut qu'il me fait
...
Comme si tout mon passé défilait
...
Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat...
Qui bat comme un cœur de bois... |
| » Paris « |
On se rappelle les chansons
Un soir d'hiver, un frais visage
La scène à marchands de marrons
Une chambre au cinqième étage
Les cafés-crèmes du matin
Montparnasse, le Café du Dôme
Les faubourgs, le quartier latin
Les Tuileries et la Place Vendôme
Paris, c'était la gaieté, Paris
C'était la douceur aussi
C'était notre tendresse
Paris, tes gamins, tes artisans
Tes camelots et tes agents
Et tes matins de printemps
Paris, l'odeur de ton pavé d'oies
De tes marroniers du bois
Je pense à toi sans cesse
Paris, je m'ennuie de toi mon vieux
On se retrouvera tous les deux
Mon grand Paris
Evidemment il y a parfois
Les heures un peu difficiles
mais tout s'arrange bien, ma foi
Avec Paris, c'est si facile
Pour moi, Paris c'est les beaux jours
Les airs graves ou tendres
Pour moi, Paris c'est mes amours
Et mon coeur ne peut se reprendre
Paris, tu es ma gaieté, Paris
Tu es ma douceur aussi
Tu es toute ma tendresse
Paris, tes gamins, tes artisans
Tes camelots et tes agents
Et tes matins de printemps
Paris, l'odeur de ton pavé d'oies
De tes marroniers du bois
Je pense à toi sans cesse
Paris, je m'ennuie de toi mon vieux
On se retrouvera tous les deux
Mon grand Paris |
| » Polichinelle « |
Tire les ficelles, tire les ficelles
D'un polichinelle
Retendre les bras, tourne la baguette
Et ta marionette dansera la tête
Et te sourira
D'un côté doigt l'este
Commande mes jestes,
Tu te fous du reste
Ca ne coute pas
Tire les ficelles
Et polichinelle
Aussitôt fera
Ce que tu voudras
Tire les ficelles, tire les ficelles
D'un polichinelle,
Fera milletTours
Te dira "Je t'aime"
Cachera ses faims,
Cachera sa haine
Sous les mots d'amour
Tirer dans le monde
Pour que toi dans l'ombre
Tu ais le triomphe
Auquel tu à droit
Un polichinelle
Fera sans obel
Et dès qu'on nous verra
On t'applaudira
C'est tout juste seulement si j'ai un coeur
C'est tout seulement si j'ai une âme
C'est propre et dur en tôt programme
De prestidigitateur
Tire Les Ficelles,
Tire les ficelles
De polichinelle
Mais il faut garde à toi
Car il est possible
Que je me delibre
Des fils invisible
Qui m'attachent à toi
En erisant le charme,
Je retrouve une âme
Je redeviens femme,
Je redeviens moi
Faut que s'en profite,
On se lasse vite
Et le jour viendra
Ou ça Cassera,
Ou ça Cassera,
Ou ça Cassera |
| » Tu Es Partout « |
Nous nous aimions bien tendrement
Comme s'aiment tous les amants
Et puis un jour tu m'as quittee
Depuis je suis desesperee
Je te vois partout dans le ciel
Je te vois partout sur la terre
Tu es ma joie et mon soleil
Ma nuit, mes jours, mes aubes claires
Tu es partout car tu es dans mon coeur
Tu es partout car tu es mon bonheur
Toutes les choses qui sont autour de moi
Meme la vie ne represente que toi
Des fois je reve que je suis dans tes bras
Et qu'a l'oreille tu me parles tout bas
Tu dis des choses qui font fermer les yeux
Et moi je trouve ca merveilleux
Peut-etre un jour tu reviendras
Je sais que mon coeur t'attendras
Tu ne pourras pas oublier
Les jours que nous avons passes
Mes yeux te cherchent sans arret
Ecoute bien mon coeur t'appelle
Nous pourrons si bien nous aimer
Tu verras la vie sera belle...
Tu es partout car tu es dans mon coeur
Tu es partout car tu es mon bonheur
Toutes les choses qui sont autour de moi
Meme la vie ne represente que toi
Des fois je reve que je suis dans tes bras
Et qu'a l'oreille tu me parles tout bas
Tu dis des choses qui font fermer les yeux
Et moi je trouve ca merveilleux...
English Translation:
We loved each other tenderly
Like we loved all lovers
Then when day you left me
Ever since I've been desperate
I see you everywhere in the sky
I see you everywhere on the earth
You are my joy and my sun
My nights, my days, my clear dawns
(CHORUS)
You are everywhere because you are in my heart
You are everywhere because you are my happiness
Everything that is around me
Even life does not represent you
Sometimes I dream that I am in your arms
And you speak softly in my ear
You tell me things that make me close my eyes
And I find that marvellous
Maybe one day you will return
I know that my heart waits for you
You can not forget
The past days we spent together
My eyes never stop searching for you
Listen well, my heart calls you
We can love each other again
And you'll see life would be beautiful
(CHORUS) |
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